Étape 20 - Périple des Amériques
🇨🇦 Mégantic, QC --> La Prairie, QC
| Étape | Cumulés |
|---|---|
| 426 km | 11768 km |
Jour 1 : Mégantic, QC --> Sutton, QC (280 km)
J'ai pris le temps de bien déjeuner avec un excellent café avant de descendre dans le sentier de quad. Cette descente fut une quinzaine de minutes de bonheur. Durant ma journée de "vacances" (2e journée au même campement), j'avais fait des recherches pour essayer de comprendre pourquoi la direction de mon camion vibre autant.
J'ai questionné ChatGPT sur les causes possibles de la problématique de vibration de la direction avant de mon camion. Plusieurs causes ont été énoncées, et l'une d'elles a attiré mon attention : la pression des pneus pourrait être une des causes. Je lui ai demandé de préciser la pression recommandée pour mon modèle de camion. Ensuite, je l'ai relancé avec la même question en spécifiant lorsque mon camion est à sa pleine capacité. J'ai validé ses réponses avec le manuel de mon camion et elles concordaient. Lorsqu'on est à pleine capacité, on peut augmenter la pression des pneus arrière jusqu'à 48 PSI, mais les pneus avant restent à 30 PSI. C'est certain que ça peut varier un peu, mais avec mon manque d'expérience après mes rotations de roues, j'ai réajusté la pression avant et arrière des pneus en fonction de la pleine charge, 38 PSI en avant et 45 PSI en arrière. Je venais donc trouvé un potentiel suspect pour mon problème de vibration.
Aussi, dans mes analyses, mon camion allait toujours bien le matin, mais après 1-2h de route, ça vibrait de plus en plus. C'est pour ça que je pensais que graisser l'arbre de transmission avant le matin était efficace. Mais maintenant, je pense que c'est plutôt la pression des pneus qui augmentait en roulant. Le matin, la pression était haute mais encore correcte pour ne pas vibrer, et après 2h de route, la chaleur des pneus augmentait et par conséquent la pression également. J'ai vérifié avec mon manomètre et la différence de pression entre les pneus en fin de journée et le lendemain matin était d'environ 7 PSI.
Ce matin, après la descente de la montagne de marbre, je n'ai pas ajouté de PSI supplémentaire à l'avant, malgré que mon camion soit à pleine capacité. J'ai ressenti à peine des vibrations tout au long de ma journée de route. J'ai testé toutes les vitesses où la veille ça vibrait. Aujourd'hui, il y avait parfois de légères vibrations. Il y en a encore, donc ce n'est pas juste ça le problème, mais je pense bien que c'est la principale raison. J'aurais bien aimé identifier ça plus tôt, j'aurais exploré un peu plus la Nouvelle-Écosse. L'expérience rentre et c'est ce qui est important. Il y a toujours place à s'améliorer et à approfondir nos connaissances.
Ma route m'a amené vers Magog, toujours en empruntant les Sentiers Trans-Québec Trails. J'adore rouler sur ce sentier en utilisant l'application. C'est simple, tu n'as qu'à suivre le trajet et apprécier les paysages. La majorité des routes que j'ai empruntées aujourd'hui étaient en gravier. Plusieurs affichaient un panneau "Route fermée en hiver" ou "Route non entretenue, à vos risques". Ce sont souvent les plus belles routes. Il y a eu un dénivelé à remonter après avoir passé le ruisseau où mon camion s'est arrêté au milieu de la montée car il n'avait plus assez de puissance. Normalement, je vois ça venir et je mets le régime bas avant de poursuivre, mais cette fois, j'ai mal évalué. J'ai eu un peu la peur, à vrai dire. Je serai encore plus prévoyant à l'avenir.
Dans les Cantons de l'Est, tout est privé. Il n'y a pratiquement aucun endroit où tu peux faire du boondocking légalement. J'ai donc décidé d'aller au Mont-Sutton et payer une nuitée en VR. C'est comme ça que ça s'appelle ici.
Jour 2 : Sutton, QC --> La Prairie, QC (146 km)
Il y avait beaucoup de VR ce matin en me levant dans le stationnement du Mont-Sutton; la majorité a dû arriver tard. Encore une fois, je prends le temps de prendre mon déjeuner et pendant ce temps, je vois la majorité des VR quitter. Il faut croire qu'ils ne sont pas là pour faire la grasse matinée. Je prends la route en utilisant toujours les sentiers Trans Québec Trails jusqu'à Bedford. Arrivé à Bedford, je m'enligne pour un arrêt à la bleuetière Jutras. Ce qui m'a manqué le plus pendant mon mois sur la route, c'est la fraîcheur des fruits. Ceux qui me connaissent bien savent que j'adore les fruits, tous les fruits, tant qu'ils sont juteux et sucrés. Arrivé à la bleuetière, la pancarte "Ouvert" n'était pas allumée. Je me risque quand même, mais je me heurte à une barrière. Un voisin me dit que ça ouvre seulement mercredi (dans 3 jours). Je vais devoir combler mon désir de fruits frais un peu plus tard. Je réajuste ma route pour faire un arrêt au lave-auto, histoire d'avoir un camion présentable et plus facile à ranger à mon retour. Je dois aller dans les lave-autos manuels puisque mon camion n'est pas compatible avec les lave-autos "normaux". Et ça me va, car il y a tellement de terre et de boue sous le camion que je préfère utiliser le pistolet à pression pour faire un bon travail. Il me restait seulement 20 km à faire avant d'arriver à la maison. Je sens les émotions monter, c'est fort, j'ai vécu quatre semaines assez intenses. J'accepte toutes ces émotions et je rentre tout doucement.
La première chose que j'ai faite en arrivant, c'est défaire mon garage qui était sur le point de tomber. Ensuite, je relaxe et finalise cette publication.
Les prochains jours et semaines seront consacrés à des vacances d'été et à faire les ajustements sur mon camion pour la suite de mon périple. La suite se nomme : Destination Alaska.
À bientôt !
-- Stéphano votre explorateur préféré !